vendredi 24 mars 2017

La fin des pouvoirs. Le parti socialiste de gouvernement s'étiole d'heure en heure

Comme dans les familles qui s’entredéchirent, chacun s'agrippe désespérément à la dernière parcelle de ses intérêts, si petits soient-ils.
La politique, c'est porter des idées avec un véritable projet ; une « vision ». Est-ce encore la question? Seule semble compter la place à sauver ... Un poste de député ici, un ministère là, une présidence ailleurs, ...

Le plus impressionnant, c'est de voir ces « élites » quitter le navire dans un désordre absolu ! ... Chacun pensait les attendre pour redonner du sens à l'engagement public. Mais quelle image de courage ou de témérité laisseront ces gens aux jeunes générations?
Parfaitement conscient de la dérive autoritaire des politiques économiques, sociales et publiques engagées depuis quelques années, l’opinion avait matière à prendre ses distances. Elle le fait manifestement avec ces appareils dont l’objectif servait d’abord ses chefs ... La désolation est là. Comme la droite le montre depuis des semaines, les règlements de compte vont maintenant commencer à gauche.
Après « l'horreur économique » ([1]), nous sommes passés à « l'horreur politique ».

                                                                               Philippe Bonnin


([1]) - « L’Horreur économique » ; Viviane Forrester - Editions Fayard ; 1996